En attendant de vivre les séries, Max Domi vit d’espoir

RICHARD LABBÉ
La Presse

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Pour une quatrième année de suite, Max Domi doit faire comme le commun des mortels, et regarder les matchs des séries de la Coupe Stanley chez lui, dans son salon.

Mais il aimerait mieux ne pas avoir à le faire.

«Oui, j’ai vu les matchs des séries à la télé, je le fais depuis les quatre dernières années, malheureusement, a-t-il expliqué ce matin à Montréal. Je n’ai pas encore eu la chance de participer à un match des séries depuis que je joue dans la Ligue nationale de hockey, et je dois dire que de voir l’intensité lors de ces matchs, ça donne le goût de sauter sur la glace…»

L’attaquant du Canadien est de retour en ville en raison de l’événement la Marche pour la guérison du diabète Sun Life, à lequel il prendra part dimanche le 9 juin à Laval. Lui-même atteint de diabète de type 1, il a longuement discuté de sa réalité par rapport à son état de santé, ce midi dans un hôtel du centre-ville… tout en avouant ressentir un petit pincement au coeur pendant que les Bruins de Boston et les Blues de St. Louis se disputent la Coupe Stanley en grande finale.

De toute évidence, celui qui porte le numéro 13 vit d’espoir en pensant à 2019-20.

«Nous sommes passés si près cette saison, a-t-il ajouté. C’est un peu ça qui fait en sorte que c’est encore plus difficile d’avoir à regarder les matchs à la télé cette année. Mais nous avons une équipe spéciale, et je pense que nous allons revenir au camp d’entraînement tous affamés en septembre, avec ce sentiment d’avoir quelque chose à prouver.»

Ce sentiment du «quelque chose à prouver», Max Domi le connaît bien, et c’est un peu pourquoi il s’est déplacé pour cette discussion mardi midi, devant un parterre surtout composé de jeunes qui, comme lui, doivent vivre avec le diabète de type 1.

C’est avant tout un message d’espoir que le joueur de 24 ans a tenu à offrir à ces jeunes.

«J’avais 12 ans quand on m’a dit que j’étais atteint du diabète de type 1, et ma première question fut de savoir si j’allais pouvoir continuer à jouer au hockey, a-t-il raconté. Je me souviens que le docteur s’est mis à rire, et puis, il m’a demandé si je connaissais Bobby Clarke. Je le ne connaissais pas. Alors j’ai fait des recherches pour mieux le connaître… et il est un héros pour moi maintenant.»

Clarke, attaquant vedette des Flyers de Philadelphie bien connu dans les années 1970 et lui-même atteint de diabète, est rapidement devenu un modèle à suivre pour le jeune Domi.

«J’avais 13 ans quand Bobby Clarke a pris 30 secondes pour venir me parler… ça a changé ma vie. Depuis ce jour-là, je sais ce qu’il a vécu, et je savais que j’allais pouvoir réussir comme lui. Je me foutais des obstacles sur mon chemin, j’allais trouver une façon de me rendre à la Ligue nationale. Il a été un champion de la Coupe Stanley et c’est mon but aussi.

«Le diabète, je ne vais jamais me servir de ça comme excuse; je vais toujours essayer de m’en servir comme source de motivation. Le hockey est un sport d’équipe et on ne peut pas tout ramener à une seule personne de toute façon.»

En attendant de pouvoir réaliser, peut-être un jour, son rêve de pouvoir prendre la Coupe Stanley dans ses bras, Max Domi a d’autres projets, incluant une biographie, No Days Off, qui sera disponible en octobre.

Il est aussi porte-parole de la fondation FRDJ, vouée à la recherche dans la lutte contre le diabète de type 1, et il participera à la Marche pour la guérison du diabète Sun Life FRDJ, le 9 juin au centre de la nature de Laval.

«Ceux qui souffrent du diabète de type 1 forment une communauté qui est tissée serrée, a-t-il ajouté. Nous sommes tous dans le même bateau, et le but, c’est de trouver un remède.»

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